Martinique

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Les expertises collégiales IRD

Depuis 2001, les Expertises collégiales IRD sont éditées par l'IRD dans la collection du même nom.

Cette collection livre dans un format papier et électronique le rapport de synthèse des travaux du collège des experts dans une écriture accessible au non-spécialiste, en version française et anglaise, ainsi que les contributions intégrales des experts. Le lecteur intéressé y trouvera la trace précise de l'analyse de grande ampleur et pluridisciplinaire réalisée en un an par le collège constitué pour le temps de l'expertise.

La publication d'une Expertise collégiale IRD et la restitution publique qui lui est associée sont toujours un temps fort dans l'activité partenariale de l'Institut. Elles ont vocation à accompagner l'appropriation la plus large possible des conclusions et recommandations rendues par le collège des experts au profit des partenaires du Sud et des acteurs du développement.

Agriculture Biologique en Martinique

Agriculture biologique en Martinique
Editeurs scientifiques
Martine François, Roland Moreau, Bertil Sylvander

Commande de l'ouvrage "Agriculture biologique en Martinique"
diffusion@bondy.ird.fr ou secretariat@ird-mq.fr

 

Le contexte de l’expertise collégiale

Alors que la production bananière et, dans une moindre mesure, celle de la canne à sucre - pour le rhum - assurent l’essentiel des exportations de la Martinique, le secteur agricole martiniquais connaît un contexte d’évolution défavorable, conduisant à une mise en cause des bases de développement agricole actuelles sur l’île. Bien qu’elle se soit ralentie, la diminution de la surface agricole utile au cours des trente dernières années reste préoccupante et conduit à se demander s’il restera, à moyen et à long terme, suffisamment de terres pour le maintien d’une activité agricole. A plus brève échéance, la politique européenne d’aide publique à la culture bananière sera redéfinie en 2006 avec, en perspective, des conditions risquant d’être moins favorables que par le passé pour les productions des régions ultra-périphériques de l’Europe, Martinique inclue. Des pesticides rémanents polluent durablement une large fraction des sols et des ressources en eau de l’île. Il s’agit en particulier du chlordécone, insecticide utilisé surtout pour la culture bananière jusqu’à son interdiction en 1993 en Martinique. Il en résulte que des tubercules, comme la patate douce, produits sur les sols pollués, peuvent s’avérer impropres à la consommation en raison des résidus qu’ils contiennent.
L’opinion publique se trouve fortement sensibilisée et préoccupée par cette situation qui s’est révélée avec une acuité croissante au cours des dernières années en Martinique. Les conséquences de l’agriculture intensive sur les capacités de la terre et des eaux à produire aujourd’hui des aliments sains pour la population sont autant d’interrogations majeures pour les citoyens et les décideurs. En même temps, les questionnements expriment aussi de "nouvelles attentes", à la fois sur la sécurité sanitaire des produits, le respect de l’environnement et le lien entre alimentation et territoire.
Dans ce contexte, la nécessité de redéfinir le cadre d’un développement agricole associant l’intérêt de la population et celui de la profession agricole, pour le présent et l’avenir, s’impose aux responsables politiques et économiques.

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La Dengue dans les départements français d'Amérique

Coordination scientifique :
Raymond Corriveau (Université du Québec - Trois Rivières), Bernard Philippon (IRD), André Yebakima (Service de Démoustication - Martinique)

La dengue dans les départements français d'Amérique

© IRD ouvrage-Dengue-DFA

En progression rapide dans toutes les régions chaudes, la dengue ou « fièvre dengue », est la maladie à vecteur la plus répandue dans le monde. L'expansion de ses formes hémorragiques, qui peuvent être mortelles, est devenue particulièrement inquiétante, d'autant qu'en l'absence de vaccins ou de nouveaux traitements, l'unique moyen d'enrayer la maladie consiste à lutter contre le moustique vecteur.

Il ressort des contributions réunies dans cette expertise collégiale, qu'à côté des techniques de démoustication présentées en détail dans le volume, un travail en réseau est indispensable pour surveiller et prendre en charge cette pathologie. Il apparaît également nécessaire, ce qui n'est pas le plus facile, de convaincre les populations d'éliminer elles-mêmes les réserves d'eau (mares, flaques, récipients...) où le moustique se reproduit, une autre mesure essentielle proposée dans cette expertise.

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